WEEKS 11/52 et 12/52… Laver ses tracas au vent marin.

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Je suis un peu comme le lapin d’Alice aujourd’hui. En retard, en retard… Pas d’articles depuis plus de 10 jours. Pas de nouvelles. Coupée du monde. Semaines 11 et 12, les semaines de la loose. Oui je suis en forme sur les blagues, calembours et autre mauvais jeu de mots !

Je vous refais le pitch !

Super contents, nous organisons un week-end prolongé à Sao Tomé pour me permettre d’obtenir un papier tamponné à mon retour afin de prétendre (enfin!) obtenir ma carte de séjour. L’amoureux je te le rappelle, n’ayant pas le même souci puisque lui, il est parti en Tanzanie. Tu suis ? Bref, on se fait même plaisir en planifiant un séjour de 5 jours du vendredi au mercredi sur l’île Chocolat. Une semaine avant Pâques, on se dit, wouahou wouahou trop trop cool !

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Et puis non.

Lundi. L’amoureux me fait part d’un petit problème qui devrait se régler.
Mardi. Ça se précise. Ça coince au niveau de la demande de rapprochement de conjoint car nous sommes pacsés et pas mariés…
Mercredi matin. Gabrielle a 37.8. Je ne m’inquiète pas. Mais je la garde à la maison.
Mercredi midi. C’est cuit. On ne part plus. Dossier rejeté. Nous avions réservé les deux premières nuits dans un Airbnb vraiment vraiment canon. Je me réjouissais de découvrir l’île, prendre un milliard de photos, découvrir les chutes d’eau, les criques… Et puis non. Grosse grosse déception.
Mercredi soir. Gabrielle a 39 et des maux de tête. Seul symptôme. Un peu inquiétant dès que l’on se trouve dans un pays tropical. Décision prise d’aller chez le doc le lendemain. La situation pour Sao Tomé ne s’améliore pas. C’est cuit, archi-cuit. Rdv pris en urgence pour faire renouveler mon visa (la dernière fois possible…) au Cédoc le lendemain à 10h.
Jeudi 9h. L’amoureux m’appelle. Après le Cédoc, j’ai rendez-vous pour Gabrielle à 10h30. Chouette matinée.
Jeudi 10h30. Il y a peu de monde au cabinet médical. Mais le ministère de la santé a décidé de faire sa visite annuelle ce jeudi-là.
Jeudi 11h. Je vois sortir les expats les uns après les autres et se diriger vers les prises de sang. Je commence à briefer Gabrielle sur cette possibilité. Elle n’en a jamais eu et le dernier vaccin en août s’est très mal passé. Pourtant elle a l’air de pas trop mal le prendre.
Jeudi 11h30. C’est notre tour. Médecin sympa. Sous le charme de Gabrielle qu’il trouve « formidable ». Mais le couperet tombe. Il y a une épidémie de typhoïde sur Pog en ce moment et cumulé à un palu, ça peut être encore plus grave. Direction les prises de sang.
Jeudi 12h. C’est dur. Rien ne ressemble à la France. Je prends sur moi et Gabrielle sur mes genoux. J’ose la question sur l’usage unique du matériel. Je tente de blaguer avec le laborantin et je vois approcher la grosse aiguille. Pas de tube à essai ou le sang coule tout seul. Non, on tire le sang de mon bébé en Afrique sur un fauteuil passé d’âge.
J’ai conscience de mon objectivité altérée. Mais à cet instant même, avec le souffle de Gabrielle dans mon cou, je retenais mes larmes de la culpabilité de l’avoir emmené dans un pays où peut-être elle avait attrapé une maladie grave.
Jeudi 18h. Les résultats d’analyse. Je ne vous fais pas languir. Nada. Rien. C’est viral. Paracétamol et c’est tout. Respirez madame, respirez.

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Finalement comme vous l’imaginez, la bonne nouvelle pour Gabrielle m’a fait digérer Sao Tomé tombé à l’eau. Et puis la température n’a pas baissé tout de suite. Tout le week-end elle a peu mangé et a beaucoup dormi. Autant vous dire, qu’elle aurait vu peu de choses de Sao Tomé.

La loose ne nous a pas lâché pour autant.

Vendredi antenne foudroyée. Réparée le jeudi suivant avec un débit internet ultra faible qui n’est revenu à la normal qu’aujourd’hui.

Ah oui j’oubliais, pas d’eau non plus ce jeudi toute la journée. Je n’ai pas pu prendre ma douche matinale. Et du coup, la mauvaise humeur du saut du lit ne m’a pas quitté de la journée ! 18h, miracle : « Ding dong, c’est les pompiers ! ». Livraison d’un mètre cube d’eau au moment même où l’eau revenait mais pas encore assez pour alimenter les robinets.

Le plus pénible avec les coupures d’eau, c’est de ne pas savoir quand l’eau reviendra. Imaginez les toilettes impossibles à vider, la vaisselle sale qui s’accumule, les enfants obligés de laver à l’eau minérale après une séance de sport et vous comprendrez pourquoi les coupures d’eau sont ma hantise.

Bien sûr, Claudine me voit m’agiter avec un petit sourire. Pour eux, c’est le quotidien. Ils se sont habitués. Ils savent que toute façon, ça reviendra. Ils s’adaptent, composent. Sans s’énerver. Je trouve ça à la fois admirable et terriblement injuste. L’ambivalence toujours. Et l’impression terriblement dérangeante d’être trop pourrie gâtée et que je mériterai moi aussi de finir jeter à la poubelle par les écureuils de Tim Burton !

Semaines onze et douze, semaines de la loose donc. Suspense insoutenable pour la semaine 13… Qui arrivera je l’espère bien plus vite sur vos écrans !

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Les photos ont été prises dimanche dernier à Cap Lopez. La douceur de la lumière et la joie des enfants dans les vagues m’ont lavée de tout. Le pouvoir magique des embruns. Ils y mettent un truc dans l’air marin, non ?

Des baisers au chocolat avec une pointe de sel.

Coralie

3 réflexions au sujet de « WEEKS 11/52 et 12/52… Laver ses tracas au vent marin. »

  1. Que de péripéties…
    Du coup comment tu vas faire pour le visa? Tu risques de devoir rentrer en France?
    Allez respire respire!!
    Gros gros bisous et courage!!
    Superbes photos comme tjs!

  2. Je n’imagine même pas l’état dans lequel tu devais être en attendant les résultats de la prise de sang… Allez une belle semaine 13, je croise les doigts !!!!!

  3. J’avais lu ce post au moment où tu l’as publié, et je n’avais pas laissé de commentaire, tu sais comme quand on a peur de déranger, qu’on a peur de dire une bêtise. Et puis ce soir je le relis après avoir lu ton dernier post et du coup je me dis que c’est important parce que si j’étais à 5000 bornes, ça me ferait du bien des commentaires pour me remonter un moral dans les chaussettes. Je suis à 5000 bornes, mais je serai là à ton retour et nous irons fêter ça tranquillement sur une petite terrasse de banlieue de notre connaissance. Je t’attends.

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