WEEK 10/52… Entre insouciance et incertitudes. A durée limitée.

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Cette semaine, il y a toujours ces incertitudes qui pèsent un peu.

L’amoureux a tendance à dire qu’au Gabon, on passe son temps à régler des problèmes. Ce n’est pas pas faux.

Tout ici est un peu comme cela. Incertain. A durée limitée. Les routes ou les infrastructures que l’on n’entretient pas en sont un parfait exemple. Ce côté désuet n’est pas pour me déplaire. Il faut d’ailleurs absolument que je fasse un tour de la ville pour vous montrer. Mais ce décor de bric et de broc signifie aussi : changer de route car le chemin est devenu impraticable. Et personne ne sait quand la voirie viendra réparer. Peut-être lors de la prochaine visite présidentielle.

Et puis je vis depuis septembre sur des visas renouvelés mois après mois.

Il y a deux semaines, j’ai senti mon thorax se serrer pendant plusieurs jours. Une oppression. Mal quand je respirais. En discutant, j’ai compris que ça pouvait être le stress ?! Je ne me sens pas stressée. Un contre-coup de mes 10 jours passés seule ici avec les enfants pendant que l’amoureux était en Tanzanie ? Le corps qui parle ? Je n’en sais rien. J’ai presque honte de vous raconter ça, parce que j’ai conscience qu’en regardant mes photos, la vie semble douce et ensoleillée dans cette partie du monde. Et je ne travaille pas. Enfin pas vraiment. Je n’ai pas des horaires imposés. Je m’occupe des enfants et je prépare mon retour en France, mes projets quand bon me semble. A 8h comme à 2h du matin.

Cette semaine, je dois faire le choix d’un temps partiel dont l’autorisation semble incertaine puis je devrais demander des écoles. Ensuite, je soufflerai. Les dés seront jetés. Et en juin, je ferai mon choix définitif.

Le week-end prochain, mon visa expire. Nous sommes dimanche, nous avons réservé à Santana sur l’île de Sao Tomé car je dois quitter le Gabon pour pouvoir prétendre (enfin !) à une carte de séjour… Mais, nous n’avons pas les billets d’avion car nous attendons un papier qu’il faudra faire tamponner à mon retour sur le sol gabonais attestant que je suis partie et revenue.

Tout est comme ça. Incertain.

Alors pour me ressourcer, je regarde mes enfants et je me concentre sur leur insouciance un mercredi après-midi à la plage.

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C’est très certainement une année inoubliable pour ces deux-là. Très loin de nos préoccupations d’adultes. Rien que pour cela, je ne regrette absolument rien. Pour l’avoir déjà vécue il y a 10 ans, je sais à quel point cette expérience africaine transforme, enrichit, grandit.

Je vois mon petit garçon se poser mille questions, mesurer sa chance. Et je suis heureuse d’en faire un jeune homme capable de recul et de réflexion.

Bonne semaine les poulets. On se retrouve à Sao Tomé, enfin j’espère…

Je vous embrasse.

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